Written by Mickael Vaillancourt on juillet 10, 2018 in Nouvelles

Vous en avez peut-être entendu parler : certains aiment, d’autres moins. Une chose est certaine, le logbook électronique ne laisse pas indifférent et devient de plus en plus la norme. Vous en connaissez peu sur le sujet et vous aimeriez qu’on vous l’explique davantage ? Nous tenterons ici de répondre à quelques-unes de vos questions.

Comment fonctionne un logbook électronique ?

En somme, il s’agit d’un registre ou d’un journal de bord électronique, un outil qui enregistre tous les déplacements du camion, et ce, de manière non modifiable. Autrement dit, il est impossible de falsifier le temps attribué à la conduite et les lieux d’arrêts, des données qui sont déterminées par le GPS.

Par contre, il faut noter que c’est le chauffeur lui-même qui doit spécifier, lorsque le camion est arrêté, s’il s’agit d’un temps relié au travail, au repos ou au sommeil (couchette). Le logbook ne peut le faire.

Obligatoire ou non ?

Cela dépend du territoire couvert. Une entreprise de transport dont les camions restent à l’intérieur des frontières canadiennes n’est pas encore tenue d’équiper sa flotte d’un système de logbook électronique, du moins, pas dans l’immédiat. Cependant, cela viendra. En effet, à partir de décembre 2019, le Canada emboîtera le pas à son voisin américain. Aux États-Unis, cette nouvelle réglementation est entrée en vigueur le 18 décembre 2017 pour les poids lourds de plus de 10 001 livres, soit 4536 kg, à quelques exceptions près.

Des avantages notables

Le logbook électronique, maintenant aussi appelé e-log, a d’abord été pensé pour assurer la sécurité des chauffeurs. C’est vraiment un outil de travail destiné à prévenir les accidents qui surviennent parfois lorsqu’un camionneur pousse trop la machine pour satisfaire à un délai de livraison serré et qu’il oublie de se reposer entre deux transports ou sur un même trajet longue distance, entre autres. Il permet aussi à un chauffeur d’être « légal » puisque celui-ci doit respecter à la lettre les indications en termes de temps de conduite et de repos. Ainsi, les contrôles routiers seront moins stressants pour lui qu’avec les logs papier puisque les contrôleurs savent qu’il est impossible d’altérer les données enregistrées.

Une fois passé l’apprentissage nécessaire à son utilisation, le e-log simplifie la tâche du chauffeur, de l’entreprise qui l’emploie, mais aussi du répartiteur, en plus de faire gagner chacun en efficacité par une réduction de la paperasse et des risques d’erreurs. Le calcul est donc rapide à faire : moins d’accidents, de perte de temps et de fautes d’inscription, ça donne moins de coûts pour l’entreprise !

L’adopter ou non ?

Tout changement fait peur, mais personne n’y échappe. Ainsi, si plusieurs camionneurs ont adopté le logbook avec une certaine réticence au départ, ils ont fini par y adhérer avec grand plaisir ! De la même façon, une entreprise ayant intégré ce système démontre le souci qu’elle porte à la sécurité et au bien-être de ses employés, tout en réduisant ses coûts d’exploitation.

En espérant que cet article vous a éclairé sur le sujet.